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Meurtre de Marylène Levesque | Lacunes «majeures» et confusion dans la surveillance du tueur

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PIERRE PAUL-HUS, député de Charlesbourg-Hautes-Saint-Charles & critique en matière de sécurité publique : Des « lacunes majeures » chez Service correctionnel du Canada

15:28

Des lacunes dans la surveillance d'Eustachio Galese ont mené au meurtre de Marylène Lévesque en janvier dernier à Québec.

Le Comité d'enquête nationale chargé de faire la lumière dans ce dossier identifie de nombreuses lacunes et blâme Service correctionnel Canada et la maison de transition Painchaud.

Ce rapport de 124 pages conclut que la Commission des libérations conditionnelles a agi convenablement avec les informations qu'elle détenait.

Des signes précurseurs n'ont notamment pas été évalués de façon adéquate, notamment la fréquentation d'un salon de massage pour des fins sexuelles.

Ce qui n'aurait pas dû être autorisé dès le départ, et qui lui a finalement été interdit par la Commission des libérations conditionnelles lorsque mise aux faits.

«La stratégie de gestion de cas était totalement inappropriée. [...] Aussi, au niveau de la surveillance dans la communauté collectivité, c'est clair que la statégie était complètement inappropriée.»

«Le comité d'enquête a conclu qu’il y avait de nombreux signes précurseurs démontrant une désorganisation dans la vie du délinquant qui étaient directement liés à son cycle de délinquance. L’équipe de gestion de cas (EGC) n’a pas évalué ces signes de façon adéquate et n’a donc pas pu y porter l’attention nécessaire afin de mettre en place les interventions requises en vue d’une meilleure gestion du risque.»

«Le comité d'enquête a conclu que la fréquentation d’un salon de massage pour fins sexuelles à plus d’une occasion, dont trois occasions autorisées par son EGC, était un facteur de risque contributif de l’incident étant donné les antécédents de violence conjugale du délinquant.»

«Le comité d'enquête a conclu que l’EGC avait sous-estimé la probabilité que le délinquant crée des liens affectifs avec une employée d’un salon de massage pour fins sexuelles et la nécessité d’intervenir en conséquence.»

Le comité d'enquête a conclu que des lacunes majeures sur le plan de la corroboration des renseignements avec les tiers (p. ex. employeur, psychologue) n’ont pas permis de gérer adéquatement le risque que présentait le délinquant et les conditions spéciales et automatiques auxquelles il était soumis dans le cadre de sa libération.

Sept enquêtes disciplinaires ont été instituées afin de déterminer si des mesures doivent être prises à l'égard d'autant d'employés impliqués au dossier.

Service correctionnel Canada s'engage à mettre en oeuvre les cinq recommandations formulées, notamment le retrait du mandat de surveillance aux centres résidentiels communautaires.

Le comité d'enquête a noté «beaucoup de confusion en ce qui a trait aux rôles et aux responsabilités des intervenants responsables du dossier, soit ceux de Service correctionnel Canada et de la maison de transition Painchaud.

Rappelons que Galese a tué la jeune femme de 22 ans le 22 janvier 2020 dans un hôtel de Ste-Foy.

Un mois après le meurtre de Marylène Levesque, il a plaidé coupable et a été condamné à une peine d’emprisonnement à vie.

Eustachio Galese était incarcéré pour le meurtre de sa conjointe en 2004. 

 

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